Brussels Food Campus

Le défi mondial

L’humanité se prépare à relever l’un de ses plus grands défis : assurer une alimentation saine pour 9 milliards de personnes, une population mondiale fracturée entre pays riches et pauvres, entre terres fertiles et arides, entre stagnation et croissance exponentielle largement dérégulée. Le tout dans le contexte du changement climatique et d’une mutation économique mondiale sans précédent amplifiée par la révolution digitale.

Un secteur agroalimentaire gigantesque

Le secteur alimentaire est le plus important employeur au monde. D’un côté, il prend de plus en plus d’initiatives bio-responsables et se préoccupe de l’avènement des nouveaux modes de consommation. Mais de l’autre, sous la pression des marchés, il déforeste, mono-cultive, formate de manière intensive, « booste » ses élevages… C’est un immense univers complexe et technique de plus en plus soumis aux diktats économiques de productivité et de marketing, que l’on doit analyser aujourd’hui dans une approche systémique et sous l’angle de la géopolitique de l’alimentation.

Des consommateurs diversifiés

Le consommateur mondial est multiple et exigeant. Près d’un sur deux souffre cependant de malnutrition ou de mauvaise alimentation et l’agriculture traditionnelle semble difficilement capable d’y faire face. L’aliment est trop souvent considéré comme un bien banal pouvant être industrialisé sans porter préjudice à la santé ou à la planète. C’est oublier que l’alimentation ne doit pas répondre qu’à des besoins physiologiques mais de plus en plus à des besoins culturels, sociaux et de santé.

Un monde de plus en plus urbain

Les populations vont se regrouper dans de grandes métropoles qui grandiront au détriment des terres agricoles traditionnelles. Les architectes des grandes villes du monde s’interrogent sur l’opportunité d’équiper encore les nouveaux appartements d’une cuisine. Les consommateurs vont durablement se nourrir avec des préparations réalisées à l’extérieur de leur foyer. Les «cuisiniers» de demain vont devoir satisfaire le plus grand nombre avec des ressources, notamment protéinées, plus rares ou issues d’une nouvelle alchimie.

La nécessité d’innover

La recherche et la créativité vont être les moteurs de l’indispensable bouleversement de nos habitudes alimentaires. Viande de synthèse, végétalisme, algues vertueuses, poissons transgéniques, cellules-souches, enrichissements ciblés en fonction de besoins spécifiques, insectes, eau à la spiruline, emballages comestibles ou connectés,
fermes urbaines, fermes containers,… la liste des sujets est infinie
et le consommateur risque d’être déstabilisé face à une offre de plus
en plus diversifiée et segmentée.

Un impératif d’éducation

Ce sont évidemment les filières agroalimentaires qui vont devoir prendre leurs responsabilités. L’expertise concertée et donc l’éducation des acteurs seront les clés d’une alimentation qui corresponde aux aspirations du public, aux modifications drastiques des modes de consommation et aux indispensables régulations destinées à améliorer les conditions de vie des pays émergents et à préserver les ressources naturelles, l’eau en tout premier lieu.

Éduquer, discuter et partager les connaissances ! Un des besoins les plus pressants de notre monde, et ce singulièrement en matière d’alimentation et de ses relations majeures avec l’économie, la santé
et la joie de vivre. Mais l’éducation du consommateur s’avérera inutile si elle ne s’accompagne pas de celle du professionnel. Toute la filière est concernée, de l’agriculteur au cuisinier en passant par les nombreuses étapes de la distribution et de la transformation.

Une approche disruptive de l’enseignement

Il s’agit d’offrir une plateforme d’éducation, de discussion, de recherche
et de développement dans les secteurs alimentaires liquides et solides.
Une formation holistique et disruptive fondée sur l’échange et l’expérience. Les formations débuteront avec une série d’executive masters spécifiques.

Brussels Food Campus vise à offrir à ses étudiants une compréhension globale des enjeux de l’alimentation et entend les préparer à relever les défis alimentaires de demain dans le cadre d’un enseignement innovant nourri du partage d’expérience avec le monde professionnel mais également avec l’ensemble des acteurs qui animent le campus. 

La santé, au cœur de notre projet éducatif

Les étudiants issus du Brussels Food Campus seront appelés
à exercer des métiers très divers, dans tous les domaines de l’alimentation, aussi bien techniques et politiques que culturels.
La santé doit devenir le véritable fil rouge animant tous les acteurs du système. Le secteur dans son ensemble devra s’adapter aux aspirations des consommateurs et vivre une profonde mutation, à la fois respectueuse de l’environnement et totalement focalisée sur la santé.
La santé est la finalité qui prévaudra transversalement
dans l’ensemble des cours.

Les futurs professionnels du food

Les étudiants auront des profils très variés. Détenteurs ou non d’un diplôme de l’enseignement supérieur, ils seront des passionnés de l’alimentation. Certains pourront venir directement du secondaire, d’autres des facultés universitaires, d’autres encore d’un univers professionnel qui souhaite leur offrir une formation continue, généraliste ou spécialisée. Tous seront motivés par l’objectif de comprendre toutes les facettes de l’alimentation.

Le campus sera très attrayant pour des étudiants venus du monde entier et qui cherchent une formation en alimentation qui ne se confine pas aux seuls actes techniques culinaires. Le creuset créé par la multiplicité d’objectifs adressés à un public international et la souplesse du programme permettent d’adopter une approche pédagogique plus ouverte, transparente et fiable correspondant mieux aux aspirations des jeunes générations qui apprécient les apprentissages par l’expérience et les compétences informelles.